Pourquoi on répète toujours les mêmes schémas au travail ?

06 Mar 2026

Pourquoi on répète toujours les mêmes schémas au travail ? Pourquoi les comportements se répètent encore et encore ? C’est une question que tu t’es déjà posé ? Dans cet article on explorer un peu ce phénomène et on va surtout chercher comment enfin s’en sortir, sans finir en burn-out ou en retraite anticipée !

Il est 9h03. Réunion de lancement du nouveau projet. Ton manager prend la parole avec l’enthousiasme d’un enfant de 6 ans un matin de Noël. « Cette fois, c’est différent. On va vraiment faire les choses bien. »

Tu souris poliment. Mais quelque chose, au fond de toi — entre le cortex préfrontal et le souvenir traumatisant du projet Q3 2021 — te murmure doucement : « On a déjà vécu ça. »

Et tu as raison. Parce que six mois plus tard, les mêmes tensions apparaissent, les mêmes incompréhensions surgissent, les mêmes personnes font les mêmes remarques en réunion, et le projet se termine… exactement comme les précédents. Dans une impasse.

Bienvenue dans le monde fascinant des schémas répétitifs au travail. Attache ta ceinture.

 

1. Le cerveau adore se rejouer les mêmes films

Avant de pointer du doigt ton collègue Pascal qui monopolise la parole depuis 2014, il faut comprendre une vérité inconfortable : le cerveau est câblé pour répéter, le mien, le tien et celui de Pascal aussi.

Ce n’est pas un défaut de fabrication. C’est une fonctionnalité. Notre cerveau cherche en permanence l’efficacité. Il crée des autoroutes neuronales, des habitudes, des réflexes, des schémas, pour optimiser et économiser de l’énergie mentale. Il prend soin de la bande passante et de la mémoire vive ! Alors une fois ces automatismes créés, il les utilise encore et encore, même s’ils sont pourris.

 

Concrètement ça donne quoi ?

  • Le manager, déçu par les résultats du service de R&D en 2009 🥴, ne fait plus confiance et vérifie tout, chaque détail, au cas où. Le micro management n’est pas loin. 😱
  • Le collaborateur qui n’ose jamais donner son avis en réunion, se plaint à la machine à café que personne ne l’écoute, tous les jours.
  • L’équipe entière reproduit le même conflit de territoire à chaque réorganisation, sans jamais nommer le vrai problème.

 

Ces comportements ne sont pas irrationnels. Ils ont tous été, un jour, des stratégies d’adaptation efficaces. Le problème, c’est qu’on continue à les appliquer même quand le contexte a changé, comme si on continuait à utiliser une carte de Paris pour se promener à Lyon.

 

2. Les 4 illusions classiques

Je te présente les quatre grandes illusions qui permettent aux schémas répétitifs de prospérer en toute tranquillité dans les organisations.

Illusion n°1 : « C’est la faute des autres »

C’est la plus populaire, la plus confortable, et la moins efficace. Si les conflits au travail impliquent systématiquement les mêmes types de personnes (le collègue envahissant, le chef ingrat, le client impossible), il est peut-être temps de se demander quel est le point commun entre toutes ces situations. Indice : qui est là à chaque fois ? Toi ? 😁

 

Illusion n°2 : « On a essayé, ça ne marche pas »

Traduction réelle : « On a essayé une fois, mal, dans de mauvaises conditions, sans accompagnement, et on a conclu que c’était impossible. » Changer un schéma comportemental ne se fait pas avec une formation de deux heures ou une résolution de Nouvel An. Ça demande du temps, de la méthode, et surtout… un regard extérieur.

Souviens toi, quand tout le pays a été confiné et que le travail à distance, ancêtre du télétravail, a vu le jour et s’est répandu, les premiers essais n’étaient absolument concluants. Il a fallu du matériel, du temps, de la formation, des essais et erreurs, et peu à peu c’est devenu un mode de travail qualitatif à part entière.

 

Illusion n°3 : « Nos problèmes sont uniques »

Chaque organisation se croit l’exception. Mais après avoir travaillé avec des dizaines d’équipes différentes, la réalité s’impose : ces schémas dysfonctionnels sont terriblement universels. Rien d’original, vraiment. Le manque de feedback constructif, la communication descendante qui écrase les initiatives, le manque de clarté sur les rôles… c’est le même film, avec des acteurs différents.

 

Illusion n°4 : « Le temps arrange les choses »

Stop ! non. Le temps ne fait qu’empirer les choses. Il ancre davantage les schémas existants, comme l’eau qui creuse peu à peu son lit dans la roche, inexorablement. Sans intervention consciente, les comportements ne changent pas, ils se renforcent.

 

3. Le coût invisible de la répétition

Ces schémas coûtent cher, une fortune. Et pas seulement en termes d’ambiance ou de boîte d’ibuprofène.

Pour l’individu, les schémas répétitifs entretiennent un sentiment d’impuissance apprise. « J’essaie, ça ne marche pas, donc j’arrête d’essayer. » Résultat : des talents bridés, une créativité étouffée, et une motivation qui s’effrite comme du pain sec. La médiocrité n’est pas loin. Zéro audace, Zéro prise de risque. Attention ! Pantoufles.

Et côté entreprise ? Celles qui ne cassent pas leurs schémas dysfonctionnels finissent par perdre leurs meilleurs talents, ceux qui ont assez confiance en eux pour aller voir ailleurs,  et se retrouvent avec une culture figée, imperméable au changement. Elles perdent aussi leurs clients et périclitent.

 

4. Bonne nouvelle : les schémas se changent. Vraiment.

Le cerveau est plastique. Ce n’est pas une métaphore : la neuroplasticité est une réalité scientifique. Les schémas comportementaux, même les plus vieux, les plus coriaces, les plus ancrés, peuvent être modifiés. Mais pour y arriver, il faut deux ingrédients essentiels : la prise de conscience et l’accompagnement.

 

C’est exactement là qu’interviennent deux leviers puissants et complémentaires : le coaching et la formation.

 

Le coaching : le GPS pour sortir de vos autoroutes habituelles

Le coaching professionnel, ce n’est pas quelqu’un qui dit quoi faire avec un tableau blanc et des post-its colorés. C’est d’abord un espace structuré où tu peux, en sécurité, prendre du recul et apprendre à observer tes propres automatismes, ceux qui pilotent tes réactions avant même que ton cerveau conscient ait eu le temps de se réveiller.

Un bon coach ne donne pas les réponses. Il pose les questions qui obligent à les trouver tes réponses toi-même. Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne : les solutions que tu découvres par toi-même ont infiniment plus de valeur que ceux qu’on t’impose, n’est-ce pas ?

 

Concrètement, le coaching t’aide à :

 

  • Identifier tes schémas comportementaux récurrents (et comprendre d’où ils viennent).
  • Distinguer tes réactions automatiques de tes réponses choisies.
  • Développer de nouvelles façons d’agir, testées, ajustées et validées dans ton contexte réel.
  • Tenir tes engagements de changement dans la durée parce qu’un plan sans échéance c’est juste un voeux pieux.

 

Le coaching fonctionne aussi bien pour les individus que pour les équipes. Un manager qui comprend ses propres schémas change la dynamique de toute son équipe. Une équipe qui prend conscience de ses schémas collectifs peut se réinventer.

 

La formation « Manager Efficace »

Si le coaching est le GPS qui t’aide à sortir de tes vieilles habitudes, la formation « Manager Efficace » te donne les outils pour le faire. Des outils concrets, des méthodes éprouvées, des cadres de référence qui changent radicalement ta façon de gérer, de communiquer, et de faire grandir l’équipe.

Parce que soyons honnêtes : beaucoup de managers excellent dans leur domaine d’expertise, mais n’ont jamais vraiment appris à manager. On leur a donné une équipe, un bureau peut-être, et on leur a dit « bonne chance ». C’est un peu comme confier un avion à quelqu’un parce qu’il adore voyager. C’est juste dingue.

 

Une (excellente) formation en management permet de :

 

  • Maîtriser les fondamentaux du feedback constructif. Fini le tu qui tue. On y va avec une communication directe et bienveillante qui fait vraiment progresser, et ça change tout.
  • Développer l’autonomie de l’équipe sans lâcher prise sur les résultats, en apprenant l’art délicat de la délégation pertinente.
  • Gérer les conflits de manière productive, avant qu’ils ne deviennent des crises qui polluent l’ambiance pendant des mois.
  • Adapter ton style de management aux personnes et aux situations, plutôt que d’appliquer la même recette à tout le monde. On sort du prêt à porter pour aller vers la haute couture !
  • Créer les conditions de la performance collective. Parce qu’une bonne équipe, ça se construit, ça ne se décrète pas.

 

5. Coaching + Formation : le combo gagnant

La vraie magie opère quand les deux approches se combinent. La formation apporte le cadre et les outils. Le coaching assure l’intégration personnalisée et durable dans ton quotidien. Les exercices sont des mises en application de la formation dans tes activités. A chaque séance, un apport plus théorique et immédiatement derrière la mise en pratique. Et d’une séance à l’autre, tu recommences, tu améliores, tu peaufines, tu te fais ta propre boîte à outil. Et ça marche !

Imagine un manager qui suit une formation sur la communication assertive, et simultanément est coaché pour mettre en pratique ? Il peut identifier précisément dans quelles situations il retombe dans ses vieux réflexes, et comment les déjouer. Résultat ? Ce n’est pas une transformation en 2/2 mais une évolution concrète, mesurable, durable. Et ça c’est très très bon.

 

Et surtout, cette évolution se diffuse à toute l’équipe. Parce qu’un manager qui change, c’est un système entier qui évolue.

 

Conclusion

Changer les schémas répétitifs au travail, ce n’est ni rapide ni facile. Mais c’est tout à fait possible. Et les organisations qui investissent dans cet espace de développement, individuel et collectif, récoltent des bénéfices qui vont bien au-delà des indicateurs RH habituels : plus d’engagement, moins de turnover, plus de coopération, plus d’inspiration et de solutions.

 

La vraie question n’est pas « est-ce que ça marche ? » parce que les preuves sont là. La vraie question est : « Qui est prêt à regarder ses propres schémas en face ? » 

 

C’est toujours là que tout commence. Pas dans un organigramme revu, pas dans une nouvelle procédure, pas dans un team building au karting. Dans ce moment de lucidité où on se dit : « Ah. C’est moi aussi, ça. »

 

C’est là que le vrai changement peut commencer.

 

Tu reconnais certains de ces schémas dans ton équipe ou dans ton quotidien de manager ?

Parlons-en. Le premier pas vers le changement, c’est souvent une conversation.

 

Donatienne Del Cos

Coach et formatrice, experte en régulation du stress et des émotions, Donatienne vous aide à développer une posture stable et confiante et à renouer avec votre vitalité. En milieu professionnel elle intervient auprès des dirigeants et des managers sur la communication interpersonnelle et la cohésion, la gestion de conflits et bien sûr, la régulation émotionnelle.

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