02 Avr 2026
Le contexte :
Tu rentres d’une réunion et tu rejoues la scène dans ta tête pendant deux heures. Tu reçois un feedback, même formulé avec bienveillance, et tu rumines pendant le reste de la journée. Un conflit avec un collègue, même mineur, te laisse dans un tel état que tu mettras plusieurs jours à digérer.
Et là, tu entends une petite voix (qui ressemble vaguement à la tienne, mais en plus sévère) : Je suis trop sensible. Je devrais juste tourner la page. Les autres ne font pas comme ça. Je dois avoir un problème. Je suis zinzin,…
STOP !!
Cette voix a tort. Ou du moins, elle te pose la mauvaise question.
L’émotion n’est pas ton ennemie, elle est ton alliée.
Il ne faut pas assimiler quelque chose de pas très agréable à un ennemi…
Il y a une croyance bien ancrée dans le monde du travail : les émotions sont des parasites. Des bugs dans le système. On les tolère dans la sphère privée, mais au bureau, on devrait être capable de les « mettre de côté ». On devrait être capable de faire « SANS ». Quelle stupidité ! Nos émotions sont un GPS. Sans GPS, on se prive d’un outil de navigation merveilleux.
Le problème, c’est que si on veut mettre les émotions de côté, et si on finit par réussir à les glisser sous le tapis, tôt ou tard elles ressortent ! Et elles ressortent alors sans aucune modération ni mesure. De façon totalement désajustée et extravagante.
Les émotions sont, en fait, des informations. Je te l’ai dit. Elles sont un GPS.
Elles te signalent quelque chose :
Le problème n’est pas d’avoir des émotions. Le problème, c’est de ne pas savoir quoi en faire.
Certaines personnes ont un système nerveux plus réactif. C’est biologique, pas une faiblesse de caractère. D’autres ont pris l’habitude de mettre toutes les émotions sous le tapis, depuis des années, et quand elles sortent, c’est en vrac, avec fracas et beaucoup d’intensité.
Ces personnes, qu’on appelle parfois hypersensibles, vivent les émotions avec plus d’intensité, mais aussi avec plus de finesse. Elles perçoivent ce que les autres ne voient pas. Elles sentent les tensions avant qu’elles n’explosent. Elles ont une empathie naturellement développée. Elles ont la 7G, alors que la plupart n’arrive même pas à la 5G… Elles captent beaucoup plus d’information.
Dans un contexte professionnel, sans les bons outils, cette intensité peut devenir épuisante. Mais avec les bons outils ? C’est un atout majeur. Et pourquoi parler uniquement des émotions désagréables ? Avec de bons outils on peut utiliser nos émotions agréables pour booster nos journées.
Donc, le problème n’est pas l’intensité émotionnelle. C’est l’absence d’une « boîte à outils » pour la réguler intelligemment.
Et je dis bien réguler, pas maîtriser, pas gérer, REGULER.
Ce que « réguler ses émotions » veut (vraiment) dire c’est accepter qu’elles soient présentes, dans un premier temps. Ensuite c’est observer ce qui se passe pour comprendre ce qu’elles me disent.
Donc réguler ses émotions, ce n’est pas :
– Les effacer ou les enfouir
– Faire semblant de ne pas les avoir et tendre le dos
– Devenir un robot professionnel imperméable à tout
Réguler ses émotions, c’est :
– Les reconnaître et les nommer : là, je suis en colère. Ou triste. Ou dégoûtée.
– Comprendre le message : qu’est-ce qu’elles me disent ?
– Choisir ce que je dois faire, ce que je peux faire : partir, dire non, accueillir le manque,
C’est exactement la différence entre laisser la vague t’emporter et apprendre à surfer. L’océan reste agité. Mais toi, tu te tiens debout.
Les 3 situations où l’absence de régulation coûte cher sont :
Un désaccord mal géré, une parole de travers, un email envoyé dans l’urgence de la colère… et voilà une relation professionnelle abîmée pour des mois. Souvent, ce n’est pas le conflit lui-même qui fait des dégâts, c’est la réaction non régulée qui s’ensuit.
Beaucoup de perfectionnistes ne sont pas « amoureux de la qualité ». Ils ont peur du jugement. Et cette peur, une émotion, les paralyse, les pousse à sur-contrôler, à procrastiner, à ne jamais se sentir « assez prêt »
Quand on ne régule pas ses émotions, on les digère quand même, mais en double dose, la nuit, le week-end, pendant les vacances. C’est ça qui mène au burnout : pas seulement la charge de travail, mais l’accumulation émotionnelle sans espace pour la traiter. Attention ! Danger.
Il existe des approches sérieuses, validées, qui permettent d’apprendre à réguler ses émotions, pas en 48 heures, mais progressivement, durablement.
La pleine conscience appliquée : apprendre à observer ses émotions sans en être submergé. C’est une compétence qui se développe. Et oui, ça marche aussi pour les sceptiques. C’est une méthode qui nous apprend à observer sans jugement, sans à priori.
La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) : La PNL nous aide à comprendre les schémas de pensée qui alimentent les émotions récurrentes, et à les recadrer. C’est concret et orienté résultats. C’est très efficace quand on est bien guidé. Il existe plusieurs protocoles possibles, tout dépendra de la situation et du type d’émotions.
CLEEN : une approche spécifique de régulation émotionnelle qui combine plusieurs techniques (dont la pleine conscience et la PNL) pour permettre de « nettoyer » les charges émotionnelles accumulées et retrouver de l’énergie et de la clarté. Je suis la première coach praticienne certifiée CLEEN en France, et j’ai pu en mesurer les effets, d’abord sur moi-même, puis avec mes clients. CLEEN est vraiment une méthode révolutionnaire !!
Le travail sur les valeurs et les besoins : souvent, une émotion récurrente pointe vers un besoin non satisfait. Identifier ce besoin, c’est déjà à moitié résoudre le problème.
Ce que ça change, dans la vie réelle et voici ce que des personnes qui ont travaillé sur leur régulation émotionnelle rapportent :
« Je ne rumine plus pendant des heures après une réunion difficile. »
« Je peux maintenant dire non sans me sentir coupable pendant trois jours. »
« Je réagis moins vite, et mes décisions sont meilleures. »
« J’ai récupéré de l’énergie, je me sens bien plus légère. C’est comme si les situations qui me mettaient dans un état second, ne m’affectaient plus. »
« Je n’ai plus peur quand je prends la parole en public. Je me prépare, j’anticipe, j’utilise la méthode CLEEN sur moi, et ça va très bien. »
Ce ne sont pas des promesses magiques. C’est le résultat d’un vrai travail, fait avec les bons outils et un bon accompagnement.
Oui, toi !
Tu n’as pas besoin d’être en crise pour décider de mieux te comprendre. Tu n’as pas besoin d’être « trop sensible », juste d’avoir envie de te sentir plus stable, plus libre, moins ballotté par les aléas du quotidien professionnel.
Travailler sur sa régulation émotionnelle, c’est un investissement sur soi. Pas un aveu de faiblesse. C’est choisir de ne plus subir ses réactions, et de commencer à choisir ses réponses.
Si le sujet te parle, je t’invite à jeter un œil aux accompagnements que je propose autour de la régulation émotionnelle. Ou tout simplement à me contacter pour qu’on en parle.
Parce que le boulot, c’est déjà assez compliqué comme ça. Autant ne pas en rajouter avec des émotions qui prennent toute la place.
Donatienne del Cos — Coach et Formatrice | Régulation émotionnelle – CLEEN | Consultante en bilan de compétences
Coach et formatrice, experte en régulation du stress et des émotions, Donatienne vous aide à développer une posture stable et confiante et à renouer avec votre vitalité. En milieu professionnel elle intervient auprès des dirigeants et des managers sur la communication interpersonnelle et la cohésion, la gestion de conflits et bien sûr, la régulation émotionnelle.
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